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11 septembre 2007

Commentaires

amichel

Sur une terre craquelée brûlée martyrisée
Un gisant que la vie a quitté
Attend son jugement
Pour réchauffer son cœur glacé
Il n’est d’espoir que des vivants
Vous qui passez à sa portée
N’ayez bien garde d’oublier
Qu’il est mort désespéré
Le corps ravagé par la peur
Ses yeux ont défié l’horreur
Si froide est sa pauvre couche
Un peu de terre dans sa bouche
Etouffe ses cris de souffrance
Passants de lui ayez souvenance

jms

Ambiance très 11 septembre et poésie très Villon.
J'aime beaucoup...

jms

J'aime beaucoup n'est certainement pas l'expression adéquate...
je suis impressionné correspond davantage...

flukux

superbe,
tres dur aussi ...
il est de toi ce texte ?

chriscot

Il reste le vert de l'espérance (dans ce cas un peu dérisoire)...
Vous n'y arriverez pas à nous en offrir une VRAIMENT moche?

sunny

Je ne l'ai pas vu tout de suite. Mon imaginaire s'est emballé ... montagnes de détritus aux Philippines, exposition sur le Cambodge, puis soudain je l'ai aperçu gisant ... et ce mouvement pour rattraper ce qui n'est plus. Votre photo me fait penser à un Haïku sur la mort. Magnifique !

vézère

Tout est dit,l'idée de haïku est en effet parfaite.Encore bravo!

philippe

"Frères humains qui après nous vivez
N'ayez contre nous les cœurs endurcis
Car si pitié de nous, pauvres avez
Dieux en aura plutôt de vous, merci"

Pardon pour les puristes, je l'ai écris de tête, mais j'aimais bien le rapprochement fait par Jms entre Villon et votre photo.
Celle-ci est d'ailleur déroutante car votre cadrage et la photographe au sac vert guident notre regard vers le centre et le haut de la photo alors que le gisant se trouve en bas ;-)

...

incroyable...la superposition :
entre l'homme et le lieu
entre l'insouciance et l'enfance
entre les machines, tags et la violence
entre la nature et le moment présent

dis donc tu devrais être prof de Pennighen en communication visuelle !

Fifi

Bien souvent difficile de trouver les mots devant une image forte, soulignée par un texte d'Amichel! Parce que, un moment d'émotion !!!

Le regard est guidé par la couleur verte et le geste de la passante, il arrive presque au centre à quelque chose qui ressemble à une pierre ronde (symbole de" souvenance" peut-être ?)
ou de "coeur glacé"? Et c'est ce détour qui me ramène vers le gisant.

Pas spécialiste Fifi.......d'abord je regarde, puis ça vient " du ventre" comme dit Marc !
Merci Véronique pour ce lieu de convivialité, d'émotion et de beauté !
Merci Marc pour votre commentaire d'hier, une bien douce façon de conclure!
Bonne journée à tous !

didier

Impréssionnant, émouvant.

Le Cagou

Le repos du juste.
Bonjour a tous,
Merci a vous Veronique de nous montrer de nouveau cette exposition du Grand palais.
Exposition " Monumenta " destine a monsieur Anselm Kiefer.
Amis visiteurs de ce site, vous pouvez vous reporter aux dates du:
11 juillet, 1er aout et 4 septembre pour vous faire une idee sur ce monsieur.

" Se noyer dans la toile " etait votre titre du 11 juilet.
Nous decouvrions l'art de ce grand personnage.
Votre photo donne dans le " top du top " Veronique.
Que de choses insolites a decouvrir sur ce tableau geant.

L'homme allonge retient notre attention bien sur.
Il se confond dans l'espace immense de cette toile geante.
Il semble sommeiller paisiblement, les bras le long du corps.
Son visage nous rappelle une autre epoque. Ses cils sont epais et bien noirs aussi.

Sommes nous dans un champ ou regardons nous un ocean aux vaguellettes agitees?
Ou de l'eau cascadant sur des marches d'escaliers.
Le noir, le sombre et la couleur cendre semblent dominer ici.

Pour le sac en plastique de couleur verte de notre photographe.
Celui ci donne un ton contraste a votre cliche Veronique.
" Passants de lui ayez souvenance."
Merci Amichel. Nous ne l'oublions pas.

Pensez a passer une journee inhabituelle Veronique.
Oxygene, air frais et vitalite. Voici ma prescription pour aujourd'hui.
Gratuite de surcroit.
Avec toujours cette toute petite teinte de soleil brillant et chaleureux.
Bonne journe a tous. Marc

Le Cagou

Merci a vous aussi Fifi.
Je vous redige la meme prescription que Veronique alors.
Merci encore. Marc

odile b.

"La mémoire et le deuil dans le travail de Kiefer" ou "Naître en Allemagne en 1945"

[…] "Comment Kiefer construit-il sa mémoire, la mémoire d’une tragédie qu’il n’a pas pu vivre directement, mais dont il a connu les conséquences… une "mémoire sans souvenir"
Que se rappeler ?
Comment se rappeler ?
[…] Kiefer se livre moins à un travail de mémoire qu’à un travail sur la mémoire.
La mémoire devient la matière même de la toile, elle en est la substance et la clé.
En fabriquant cette mémoire, Kiefer "se rappelle" alors qu’il ne peut "se souvenir"
[…] Mémoire qui vient s’incarner dans une œuvre d’art" […]


Le sac plastique, objet immonde et bien visible par sa couleur guide notre œil vers le capteur photo
qui va se faire mémoire de la mémoire de Kiefer... >>> Vous y allez fort, Amie Véronique ;-)
Que vos photos plaisent ou ne plaisent pas, dans leur sujet, dans leur composition... que sais-je encore
(on ne peut pas plaire à tout le monde !...) elles ont quelque chose à dire, c’est ce que vous recherchez, et c’est bien là l’essentiel...

Sans chauvinisme ni forfanterie de ma part.
Avé l'amitié et l'oeil en éveil ;-)

Odile

véronique

-> Amichel
aprés ma photo d'hier, j'ai longuement réfléchi sur celle d'aujourd'hui et j'ai essayé d'en choisir une qui me semble plus forte ! comme si j'avais quelque chose à me prouver à moi, que c'est bête !
et suis tombée sur celle ci !

votre texte Amichel, je le sens comme sorti de " vos tripes "
" etouffe ses cris de souffrance "
encore un que je vais garder si précieusement !

-> jms
c'est vrai nous sommes le 11 septembre ! serait ce un de ces " actes manqués " que l'on fait en toute inconscience " jms ? vous me le rappelez là. Impressionné ! je préfère aussi cette nuance

-> Flukux
oh que non, il n'est pas de moi ! mais d'Amichel .... prenez le temps de lire avec délice chacun de ses passages ici et ailleurs ! petits bonheurs dont on ne peut plus se passer une fois qu'on y a gouté !

-> Chriscot
le vert bien sûr Chriscot ... quand j'ai pris cette photo, c'est bien sûr ce sac plastique qui a attiré mon regard ! et pour une fois, je me suis bien posée là en face et j'ai attendu qu'elle soit seule ! devant ce gisant ! elle ne le voit pas et pourtant il prend toute la place cet homme allongé là face au vide !

-> Sunny
encore et toujours cette exposition Monumenta ! un tableau immense fait de terre, de peinture, ne me demandez pas son nom ! c'est une toile d'Anselm Kieffer !
c'était impressionnant mais comme souvent, c'est autour que tout se passe !
c'est elle que l'on voit en premier et puis on l'aperçoit lui ! et devant ce tableau c'est exactement ce qui s'est passé ! on ne le voit qu'en tout dernier ! talent de l'artiste. L'oeil qui ne peut plus s'en détacher ensuite
merci Sunny pour avoir vu tout çà

-> Vézère
y a tant de choses à voir sur ce tableau, enfin tant de " matières " que c'est presque fatiguant de tout voir ... et puis il est là en plein milieu, en bas ! on se pose enfin...

-> Philippe
je voulais les deux Philippe ... le sac d'abord bien sûr, la couleur qui claque et puis ce gisant devant lequel on passe, qu'on évite presque ! mais on ne peut pas ...
merci pour Villon

-> ....
c'est plus l'horizontale et la verticale que je voulais montrer aujourd'hui ! la mort et la vie ... c'est bête je sais, mais c'est à cela que j'ai pensé en faisant la photo !
pour le reste "....." ! c'est trop tard et pas dans mes capacités !

-> Fifi
mon choix était il bon pour aujourd'hui Fifi ! je ne sais pas si cette photo est une " bonne " photo mais encore une qui pour moi réveille des choses !
la mort qu'on voit sans vraiment la voir ! enfin bref ... restons sur ce vert qui nous attire vers e haut.
quand je la regarde mieux, je pense qu'elle mériterait d'être recadrée ! je ne plaisante pas ... un peu moins " large " sur la gauche.. je sais pas ! ne serait elle pas alors trop étriquée ?

-> Didier
merci Didier !

-> Marc
Monumenta bien sûr ... ces toiles immenses qui occupaient ces " maisons " de zinc !
dans chacune d'elle un tableau ! celui ci sans doute le plus impressionnant ! il y en avait un autre aussi que j'ai sans doute préféré mais difficile de rendre en photo ce que l'artiste a voulu montrer.. il faut être devant
elle m'amuse un peu cette femme qui photographie le haut alors que tout se passe en bas ! dans les musées, ce que je préfère, ce sont les visiteurs Marc !



Gérard

Je n'ai pas vu d'emblée le personnage allongé....mais le sac vert ....aussitôt ! Véronique vous avez le don des compositions à réflexion.

lasiate

le smorts toujours les morts. Doit on les pleurer ou sont-ils le terreau des générations futures.. dans notre époque paradoxale où le temps des hommes et des objets s'accélèrent on n'a jamais autant parlé de mémoire, comme si la mémoire servait à ne pas oublier!
Je suis allé sur le site de ton critique d'hier. rien de bien consistant qui lui permette des jugements aussi péremptoires. la fougue de la jeunesse sans doute

véronique

-> Odile

" Comment Kiefer construit-il sa mémoire, la mémoire d’une tragédie qu’il n’a pas pu vivre directement, mais dont il a connu les conséquences… une "mémoire sans souvenir"
Que se rappeler ?
Comment se rappeler ? "
je ne sais pas aussi bien analyser que vous Odile ! mais je l'ai bien vu ce contraste entre la mort et la vie, entre la mémoire et le présent ...
et c'est bien sûr ce que j'ai voulu montrer aujourd'hui !
alors techniquement, je ne sais pas !
peut être des choses à améliorer pour la rendre plus forte encore ! j'attends....

véronique

-> Gérard
c'était fait pour Gérard ... allez un bon point pour vous ! mais c'est bien aussi d'avoir vu la couleur de l'espérance dans cette atmosphère de gris, de mort, de chaos !
laissez votre oeil dessus et oubliez le reste !

-> Lasiate
c'est bon de pleurer Lasiate ... mais terreau des générations futures bien sûr ! les maillons de la chaine, tu seras plus "grand" que moi mon fils !
mais j'ai cru comprendre que c'était grâce à cette mémoire justement que l'homme est comment dire " intelligent " ! je peux vous dire que je suis bien contente chaque jour de l'avoir encore ma mémoire , vous savez juste pour me souvenir des belles choses !
c'est compliqué et je ne suis pas trés douée pour exprimer tout çà, alors je fais une tite photo ! j'ai l'impression de mieux comprendre avec mes yeux !
pour le reste Lasiate... je ne sais pas ! la fougue sans doute !

Gérard

C'était fait pour moi ?...le mort ou le vert d'espoir ? Comme je vous prête que de bonnes intentions ce ne peut être que l'espoir....oui oui j'oublie le reste !

odile b.

Oh la, Véronique ! ces analyses, très justes et bien fondées, que j'ai retranscrites ici ne sont pas de moi : je les ai mises entre guillemets... ;-)

Voulais dire surtout : se mettre dans la peau de, à la place de, dans l’œil de l’autre (même photographe)… c’est bien la démonstration-même du regard "attentif" et "partageur", oeil qui se veut "mémoire de"...
Merci, Véronique !

Alex

Comme beaucoup de vos visiteurs érudits, je n'ai pas vu le personnage allongé...et je ne connaissais pas l'artiste !
On en apprend tous les jours !

Free cat

Anselm Kiefer (?), peinture magnifique, bien qu'incroyablement morbide, comme celle de Vostell et de bien d'autres en cette contrée, qui produisit tout à la fois Mozart, Goethe et Kant ainsi que le IIIe reich. Oeuvre toute plombée de la chape d'un très lourd passé. Très allemande quoi !
Mais peut être a-t-elle le mérite de nous obliger a penser l'impensable ? A ne pas faire semblant d'ignorer la part d'horreur qui semble inhérente à l'humain ?
Ta photo ? Le sac vert en est le point de bascule, qui décide du ton final. Son anecdote, vient nous mettre a distance du terrible propos de l'oeuvre. Qu'on l'enlève et le personnage de devant par les couleurs qu'il porte, est enseveli avec celui de l'oeuvre !
Ce qui a le mérite de montrer que rien d'est neutre dans une photo, et qu'un élément aparemment anodin, peut emmener tous le propos bien loin de ce qu'il aurait été sans lui.

odile b.

Je ne me perdrai pas dans un dédale de mots alambiqués pour décrire en jargon de "pro" la composition, le cadrage… mais je partage tout à fait l'analyse qu’en ont faite Fifi plus haut, et Free cat à l'instant : l’œil et les mots pour bien exprimer le "chemin de lecture" qui saute sous le sens et fait apprécier cette photo.

odile b.

Elle vivante, là, verticale, avec son pochon plastique et son appareil photo visant plus loin, là-haut...
et lui gisant, là, tout à côté, en bas, à l'horizontale, les yeux clos...

Deyer

Bonjour,
Déja toutes mes confuses pour avoir un peu brusque pour mes commentaires, je prend peut de temps pour mettre mes commentaires, trop peu sans doute ! Merci FreeCat de m'avoir donné l'esprit, l'âme de ce blog, que je n'ai pas senti de suite, désolé !
Je vais faire en sorte par la suite, de donner mon opinion en fonction de ce nouveau point de vu, point de vu d'un état d'âme exposé au publique plus que comme un site photo stricto sensu, et je tenterais de ne froisser personne c'est promis, en tout cas je ferais de mon mieux :)
Bon en tout cas je vois que mes commentaires ont fait mouche et on permis de remettre à plat le pourquoi de ce blog pour les nouveaux arrivant comme moi, et évidament, je vais continuer mes critiques purement techniques si la maitraisse de maison me le permet, parce que moi aussi j'aprend en faisant des commentaire négatif, ça me force à me poser la question du "pouquoi je n'accroche pas pour cette photo !" ( et aussi parce que que des commentaire positif sur tout et tout le temps ça n'aide pas à se remettre en question !)... mais je le ferais avec plus de tacte .

Donc pardon à Véronique si je l'ai froissé et à Bientôt tout le monde

flukux

d'accord .. ok .. je viens de capter .. je n'avais pas vu la limite entre ton post et les commentaires, et en même temps j'étais stupéfait que tu puisses écrires quelquechose d'aussi triste, ca ne collait pas du tout avec tout ce que j'ai vu de toi ... ;)
amichel ... texte magnifique qui colle paraitement à cette image ...
il a un site le amichel ? où qu'on peux lire ce qu'il fait ?

Line

"Et le droit de n'avoir de force que pour soi..."

Le Cagou

Bonjour a vous Deyer. Je note votre mot d'excuse.
Bien honorable a vous. Le site de Veronique est ouvert a la creativite.
Prenez le temps de le lire, s'il vous plait.
Vous rendrez hommage aux visiteurs qui chaque jour prennent l'effort de correspondre.
Et de recevoir un petit signe de sa creatrice, Veronique.
Chaque visiteur a une ame. Il vient chercher sur ce site, non pas des reponses toutes faites.
Non, il s'interroge tout d'abord.
Plaisanter, poetiser, " verbasser ", rever, deviser, aimer, rire et s'exprimer.
Sans toute fois essayer de resoudre la quadrature du cercle.
Le negatif? Mais il nous entoure dans nos gestes quotidiens Deyer.
Ici nous exigeons de sourire. Le rire et la bonne humeur sont nos habits.
Sans eux, nous sommes debrailles.
On fonctionne mieux pour la journee comme cela.
La vie est assez triste, sans pour cela en rajouter.
Merci Veronique pour vos commentaires d'aujourd'hui.
La photo de Veronique: c'est un trait d'union.
La preuve est la.
Allez, je vous souhaite encore a tous une bonne dose de soleil. Marc

véronique

-> Gérard
je me relis et m'aperçois qu'il manque une virgule ! une toute petite virgule et le sens de la phrase en est tout chamboulé ! je voulais donc vous dire dans ma première réponse :" c'est fait pour,,,,,,, Gérard ! " le sac vert est fait pour détourner le regard ! et vous l'avez vu ! donc suis contente !
gardez précieusement le vert et reoubliez le reste ! sera bien temps n'est ce pas !

-> Odile
j'avais bien vu les guillements Odile, mais c'est tout de même vous qui allez chercher ces mots là, qui les posez juste au bon endroit ! et aujourd'hui le ton est si juste !
l'oeil qui devient mémoire ! et cette mémoire qui justement nous sauve parfois !

-> Alex
Mes visiteurs sont érudits ? vont être contents Alex ! cette photo pourrait résumer le titre de ce blog : attention de regarder sans voir .... parfois !

-> Freecat
avez vous vu cette exposition Freecat ? étonnante ! MONUMENTA ... c'est le moins que l'on puisse en dire ! et ces toiles, ces collages, ce chaos ou l'on se noye ! la mort un peu partout qui rode ! la mémoire surtout sur cet immense tableau représentant les étoiles avec une inscription, longitude, latitude et sur chacune d'elle un numéro correspondant à un déporté mort dans les camps ! une étoile, un numéro... la mémoire oui ! c'est ce que j'ai préféré ! alors on comprend mieux tout le reste !
ma petite bonne femme avec son sac plastique vert était si " lumineuse " dans tout ce gris !
voilà, c'est tout !

-> Odile
je ne pense pas avoir vraiment " construit " cette photo Odile ! mais je la voulais vraiment seule devant lui !
la mort, la vie ! c'est ce que j'ai vu !

-> Deyer
Que vous dire aprés ce petit mot laissé ici aujourd'hui ? que j'y suis sensible bien sûr !
j'entends vos critiques même directes !! et vous avez raison de les faire bien sûr.
Contente que vous ayez compris le " sens " que je veux donner à mes photos ! je fréquente des blogs trés professionnels, ou les photos sont magnifiques techniquement, et j'aime çà bien sûr et j'apprends. Il y a tant et tant de talents !
mais ici, et vous l'aurez compris, le ton est un peu différent , comme le dit Marc, on papote, on échange, on rigole parfois, on n'est même pas d'accord..... ce sont ces échanges que je recherche avant tout, et puis donner aussi à chacun une toute petite occasion de s'exprimer ! moi, je m'enrichis de tout çà ! je reçois plus que je ne donne ! je prends tout çà à bras le corps ; je fais des réserves !
tous les commentaires laissés ici sont précieux parcequ'uniques !
j'y trouve de l'amitié, de l'affection aussi, de l'humour, de la générosité, de la tendresse, de la fidèlité... de la complicité bien sûr ! des liens se tissent, d'autres se défont !
voilà ! voyez, je n'ai pas grande ambition
mais continuez à me dire pourquoi vous n'accrochez pas à certaines de mes photos !
merci DeYer !

-> Flukux
oh la la ! si seulement je pouvais, mais suis incapable d'aligner trois mots !
Amichel ! je vais me permettre de répondre pour lui ( excusez moi Amichel ! je peux ? )
il n'a pas de blog, enfin pas à ma connaissance, mais je peux au moins vous donner trois ou quatre liens chez qui vous pourrez le découvrir encore mieux !
chez "images" et " pensées en images " dans mes liens et aussi chez Ossiane ( l'oeil ouvert , pas dans mes liens mais facile à trouver sur google ).. aprés, je ne sais pas !
mais c'est ici que je le préfère ..............................................

-> Line
c'est difficile ce que vous écrivez là Line ! "le droit de n'avoir de force que pour soi ! "
je comprends un peu .. mais justement la force que nous avons pour nous, ne la puise t on pas chez les autres ?

-> Marc
" Plaisanter, poetiser, " verbasser ", rever, deviser, aimer, rire et s'exprimer " c'est tout çà, j'espère
Merci pour le "trait d'union" ! cela pourrait être le titre d'un blog çà Marc !

odile b.

D’avance : PARDON pour la longueur de ce qui va suivre !
« Mémoire » écrite, picturale… mémoire photographique... >>> afin de ne pas oublier...

Quatre écrits de Serge Smulevic (*) dont la lecture m’a bouleversée.
(*) Ancien élève des Beaux-Arts, Serge Smulevic a été déporté à Auschwitz, matricule 169922.
Il fut affecté à la Buna, à Monowitz, dans le même bâtiment que Primo Lévi.
Il vit aujourd'hui dans le Sud-Ouest de la France et continue aujourd'hui de témoigner et dessiner.
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1 - « La Mémoire et l'Oubli »
2 - « Partir à Pitchipoï... »
3 - « Les couleurs du camp »
4 - « Le 29 avril 2061... »
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1 - « La Mémoire et l'Oubli »

« La Mémoire et l'Oubli cohabitent.
Forcément.
Et toutes les cohabitations ont une fin.
Forcément.
La qualité de la Mémoire dépend de la façon dont elle aura été transmise.
Comment réagiront les récipiendaires de la Mémoire, dans cent ans ou plus ?
A part quelques monuments, quelques cérémonies discrètes ou quelques vestiges dans des musées, que restera-t-il de la Mémoire ? Celle d'aujourd'hui ?
Aller à des cérémonies ? Corvées...
Aller dans des musées ? Les gens ont toujours préféré aller voir des choses gaies plutôt que des choses tristes.
Le Temps, maître des événements, maître des souvenirs, diluera fatalement l'esprit de la Mémoire.
La Mémoire que nous connaissons.
Celle que nous voudrions transmettre.
Celle qui sera contestée.
Parce que nous ne serons plus là.
Parce que cette Mémoire ne sera plus que celle d'une Mémoire tombée dans les oubliettes de l'Histoire. »

Serge Smulevic
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2 - « Partir à Pitchipoï... »

« Je me souviens qu'à Drancy, lorsqu'un convoi se formait, les naïfs posaient la question :
« Et où ils vont partir, tous ceux-là ? »
Et on leur répondait : « à Pitchipoï »...
« Pitchipoï », c'est du Yiddish, et ça ne veut strictement rien dire, mais dans nos bouches ce mot avait pris la signification d'un pays très lointain, d'une contrée inconnue, soit néfaste, ou peut-être miraculeuse pour certains...
Mais quand les déportés arrivaient dans un camp, à Auschwitz, ou ailleurs, immédiatement ils comprenaient qu'ils étaient arrivés dans ce fameux « Pitchipoï ».
Mais ce n'était pas encore le bon « Pitchipoï », ce n'est que quand les cendres de leurs corps s'engouffraient dans les cheminées des fours crématoires et tourbillonnaient dans le ciel qu'ils partaient vraiment à « Pitchipoï »...
De là l'expression « partir pour Pitchipoï », née à Drancy et que certains, dans leur naïveté ou les familles, entourées de tous leurs enfants, dans leur immense espoir, prenaient peut-être encore pour l'extraordinaire pays du Magicien d'Oz... »

Serge Smulevic

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3 - « Les couleurs du camp » :

« J'ai souvent constaté que des tableaux ou dessins concernant les camps et la déportation ont souvent été traduits par des couleurs grises et tristes. Les artistes, qu'ils aient été déportés ou non, établissaient toujours une relation de cause à effet entre la déportation et la grisaille. Je dois les détromper. Tous ceux qui allaient travailler hors des camps ont toujours eu l'occasion de traverser ou de longer des champs. Dès le printemps, les champs se garnissaient de plantes diverses, et en été nous pouvions admirer les coquelicots rouges qui nous rappelaient tant de souvenirs. Que ce soient ces coquelicots, des arbustes ou n'importe quelle autre végétation, nous avions de quoi faire vagabonder notre imagination et non seulement penser au passé mais surtout à l'avenir,et on ne peut se rendre compte à quel point ces fleurs ou arbres nous ont donné de l'espoir,et qu'eux aussi nous ont aidé à vivre.

Je pense souvent à cela, et j'essaye de me rappeler les différentes sortes de plantes que nous avons cueillies le long des routes, au risque de recevoir une bonne raclée, car il était également interdit, "streng verboten" de se nourrir d'herbes ou de plantes parce que nous attrapions vite la diarrhée en les mangeant. Par contre si on avait la chance de trouver du crottin de cheval, on le ramassait et une fois rentrés au camp on le triait pour y trouver l'avoine que le cheval avait mangé. Et on se débrouillait pour le faire cuire chez quelqu'un qui avait la possibilité de le faire, et on obtenait ainsi de "magnifiques" flocons d'avoine. Quand je pense qu'aujourd'hui, il m'arrive de faire la grimace devant un plat de carottes..... Tu me diras que ce sont de petits détails, mais cela faisait partie du quotidien. Bien sûr il y avait ceux pour qui toutes ces choses avaient perdu tout sens.

Et tous les autres qui y étaient sensibles n'osaient pas en parler de peur du ridicule, mais on décelait très bien dans leurs yeux la lueur d'espoir qu'un coquelicot tout rouge pouvait leur donner. »

Serge Smulevic - juillet 2002

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4 - « Le 29 avril 2061... »

- Jacqueline, dépêche-toi, Papa va s'impatienter !
- On va où, là ?
- A la Fête de la Déportation.
- De la quoi ? la Déportation, c'est quoi comme fête, ça ?
- A vrai dire, c'est pas tout à fait une fête je crois, mais il faut aller déposer une gerbe de fleurs sur un monument.
- Des fleurs ? pour qui ? pour quoi ?
- C'est ton père, qui avait un grand-père qui avait lui-même un grand-père qui avait été à la déportation...
- Tu rigoles Maman, mais ça remonte au moins aux années 1940, ça, tu te rends compte que ça va faire bientôt six générations, ça. Et il faut aller où pour cela ?
- A Paris, ma chérie.
- Quoi, à Paris ? se taper 300 km pour ça, t'as rien de plus près ? T'aurais pas quelqu'un de la guerre de Sécession dans tes ancêtres, au moins on pourrait faire un beau voyage !
- Mais ma chérie, on ne t'a donc rien appris au Lycée ?
- Si, on a un Prof qui nous a dit qu'à cette époque, il y avait des types, tous habillés en brun, qui mettaient des gens dans des trains pour les envoyer en villégiature dans des pays de l'Est, parce qu'en France, il n'y avait plus de place à cause des congés payés presque permanents à cause des 15 heures de travail par semaine. Et puis aussi que tous ces gens n'ont plus voulu revenir tellement ça leur a plu là-bas, alors comme on ne les a plus revus, le bruit a couru qu'on les avait tués, ce qui est totalement faux, puisque notre Prof, qui est l'arrière-arrière petit-fils du célèbre Professeur Faurisson, nous a appris que toute cette histoire avait été inventée par quelques cinglés qui étaient revenus de là-bas, mais qui étaient d'abord allés aux Fêtes de la Bière en Bavière, et en étaient revenus complètement givrés et avaient raconté toutes ces fariboles en France à leur retour. Alors, pourquoi veux-tu que j'aille perdre mon temps après de tels bobards à une fête de la Déportation, et puis le Professeur Faurisson nous a aussi raconté, ce qui prouva qu'il en sait des choses, que tous ces gens qui se faisaient appeler « déportés » s'amusaient tellement bien là-bas, que tous les soirs, ils allumaient des feux de joie en chantant "Lili Marlène" en dansant comme des fous en hurlant "Pitchipoï, Pitchipoï". C'est le nom qu'ils avaient donné à cette région, "Pitchipoï".
C'est rigolo comme nom, ça, "Pitchipoï', hein Maman ?
Bon, eh bien dis à Papa que je n'ai pas de temps à perdre avec des cornichonneries pareilles.
Tu te rends compte... le grand-père du grand-père de mon père à "Pitchipoï", et il faut aller porter des fleurs à 300 km d'ici.
Fête de la Déportation... sans moi... Salut !
Le 29 avril 1945, le camp de concentration de Dachau où je me trouvais, fut libéré par les Américains. »

Serge Smulevic
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(*) le site de Serge Smulevic :
http://perso.wanadoo.fr/d-d.natanson/serge.htm
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J'avais prévenu : long !
« Mémoire » écrite, picturale… mémoire photographique... >>> afin de ne pas oublier...
(j'espère que vous naurez pas d'ennuis avec Typepad... ?
je n'ai jamais cherché à savoir comment tout ça est régi ?
Si problème, ne pas hésiter à le dire ;-)
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Miss75

Photo un peu choquante pour moi.

un taxi parisien

Votre journée n'auras pas été vaine car je viens de découvrir un auteur que je ne connaissais pas, moi qui ne lit pas assez vous me donnez envie d'aller vers lui , je vous en remercie .

puisque votre photo était inconsciente en prime abord par rapport au 11 septembre si vous le permettez moi en toute conscience je donnerais cette citation qui n'est pas de moi bien évidemment : "Ma mort était ma gloire, et le destin m'en prive..."

Pierre Corneille, Pompées.

véronique

-> Odile
j'ai tout lu et j'espère que je ne serai pas la seule ! touchant témoignage... gravité, et humour ! j'ai beaucoup aimé " pitchipoï" et la dernière aussi !
et les couleurs dans les champs, et l'espoir ... bref, j'ai tout aimé !
merci Odile .. je note l'adresse! pour ne pas oublier ...

véronique

-> Miss75
choquante ou dérangeante Miss75 ? expliquez moi ..

-> Un taxi parisien
"Ma mort était ma gloire, et le destin m'en prive..."
cela me fait sourire, c'est d'une telle évidence ! j'aime beaucoup

un taxi parisien

Pour vous remercie de votre main tendue vers nous tous les jours , j'ai cherché et trouver ceci pour vous :

http://ossiane.blog.lemonde.fr/2007/02/12/exotique/

PS:un long moment apres avoir ecrit ces lignes a propos de ce blog dont je voulais vous faire cadeaux je me suis aperçu que vous en etiez une fervante adepte , je suis déçu mon cadeau n'en est plus un dommage !.....

Catherine

Massacre.
Carnage.
Possibilité de l'homme
Au plus noir de lui-même.
Ne jamais oublier de quoi il est capable
Dans les méandres d'une folie collective.

Sur l'horreur de la destruction,
Sur le silence de ceux qui ne pouvaient pas crier,
Sur l'absence de ceux qui auraient dû réagir,
Un homme mort,
Un homme tué,
Un homme.

Oeuvre en gris de l'artiste
Pour éveiller les consciences.
Du gris criant les couleurs,
Hurlant le rouge,
Le rouge de la boucherie,
Le rouge du carnage.

Et puis elle,
Elle au musée,
Bien des années après
Photographiant les matières grises
Qui dégueulent les couleurs de la haine.
Elle qui veut comprendre ou juste voir,
On ne peut pas savoir.
Elle, habillée en gris et noir
Juste devant l'oeuvre
debout et vivante
Près de l'homme abattu sur la toile.
Matière vivante sur les matières de cendre.

Elle, un sac plastique à la main.
Vert !
Vert comme l'espoir,
Vert comme était le champ avant le carnage
Et vert peut-être même comme les yeux de celui qui est mort.
Juste avant d'aller au musée,
Elle avait en tête des paysages bien verts,
La nature dans son rayonnement,
Sous le soleil jaune éclatant,
Pas les cendres de milliers d'hommes
Ceux-là obligés de porter l'étoile jaune où miroitait le nazisme.

Juste avant d'aller au musée
Elle était passée faire des courses
Au vieux campeur
D'où son sac vert.

Une photographe était là
Qui a vu
Et qui a saisi
Cette scène troublante
Comme un coup de poing vert
Dans les couleurs cachées du gris des cendres
Qui gueulaient le rouge de la douleur.
Cette scène troublante
Comme une caresse verte
Sur la blancheur de l'homme hurlant le rouge de son sang vidé.

Cette scène troublante
Où la vie côtoie la mort.
Cette scène rassurante
Où les vivants n'oublient pas les morts.

Cette photographe c'était toi
Toi Véronique,
Dans la force de ton regard,
Dans l'oeil de tes sensibles,
Dans la perception de la vie,
La vie si précieuse.

Bravo Véronique !

Annick

Odile, les écrits que vous avez pris le temps de copier sur votre temps, je vous en remercie!


c est essentiel de penser porter un bout de drapeau de mémoire au grand jour....la vie ne peut se construite vraiment que sur des vérités et pas de faits cachés...


déçue car mon comment passé je ne sais où, je tente de me rappeler une partie, on verra...

LE RESPECT DE LA MORT
LE RESPECT DE LA VIE
QUI DONNE DES ENVIES
QUI DONNE DES D'ABORD
LE RESPECT DE LA VIE
LE RESPECT DE LA MORT


la chair chaude et la pierre froide, la vie debout et la mort allongée, l'oeil charnel qui voit la chose de pierre, la vie qui photographie de présence et la mort qui sent l'absence....
Et puis si souvent, le vivant attire quand la mort repousse, et pourtant,
la vie se vit d autant plus qu'il y a conscience de la mort.


On n oublie jamais les absents
qui ont été si bels vivants
de leur âmes tendres et aimantes
l'âme ne meurt jamais, elle vit

Michel [une photo,vite, et reviens tard]

Impressionnante symbolique artistique..Peindre ou photographier la Mort, art difficile, pour moi insurmontable.

Annick

Elle glisse l'eau
Photographie la chose
Qui la rend vivante
Son sac d'espoir la tient
Hors d'une mort gisante

Free cat

-> Véronique
Non je n’ai pas été voir cette exposition, malgré tout le bien qu’on m’en avait dit, mais je connaissais Kiefer depuis les années 80, et l’avait remarqué, parmi tous les néo-expressionnistes allemands. Son univers n’a guère changé, et même il se radicalise, du côté « mémoire de l’horreur ». Bon, je deviens incroyablement flémard, pour me déplacer aux expos ! :-)

-> Deyer
Ayant compris votre méprise, je vous aurais laissé plus de temps pour découvrir cet état d’esprit vous-même, si un coup de pied que je juge imbécile, ne vous avait été donné à cette occasion ! :-)
Je suis de ceux qui, comme Véronique, pensent que l’art du blog a un côté parfaitement « mineur », qu’il faut laisser aller aussi. Un blog n’est pas une galerie photo. C’est un lieu de partage, de rencontre, d’expression etc … et son rythme quotidien implique le plus souvent une volatilité des thèmes et des tons abordés.
Je suis allé là où conduit votre lien, et je suppose que les « slides show » présentent vos propres photos ? Il semble qu’il y ait de très bonnes choses, mais j’aurais bien du mal a en dire plus, vu que la taille de ces fenêtres nous renseignent plus sur « l’existence » de tel ou tel cliché, que sur le cliché lui-même ?
Cependant je crois bien quand même y avoir vu quelques petites choses que j’assimile moi-même à de la « carte postale » ? Ce qui voudrait dire : Soit que, comme Monsieur Jourdain, vous bloguez à notre manière, à l’insu de votre plein gré ? Soit que nous divergions un peu sur la notion même d’art photographique ? :-))

-> Le Cagou
Vous semblez avoir inventé un nouveau genre qui me laisse carrément interdit : "Le commentaire de "commentaires de blog" " ! :-)))

véronique

-> Un taxi parisien
comme c'est gentil de me faire partager ! Ossiane a été pour moi une initiatrice ( sans doute ne le sait elle pas ! ) .. j'ai beaucoup regardé chez elle et puis aujourd'hui je ne me retrouve plus dans son "élément" ! beaucoup, beaucoup de poésie , elle même est une vraie artiste ..
merci d'avoir eu cette idée.. elle serait contente !

-> Catherine
je devine les photos ou vous laisserez un signe Catherine ... celle ci bien évidemment !
vos mots sont violents, mais d'une certaine manière, la photo l'est aussi !
pas envie de montrer des bleuettes tous les jours ..................

-> Annick
la mémoire .. c'est en partie cela ! je préfère votre :

" Elle glisse l'eau
Photographie la chose
Qui la rend vivante
Son sac d'espoir la tient
Hors d'une mort gisante"

c'est triste et en même temps trés optimiste !

-> Michel
Le tableau est impressionnant Michel !
là, c'est surtout le sac vert qui a la vedette , non ?

véronique

-> Freecat
j'ai bien compris que vous connaissiez cet artiste Freecat, mais de voir ces énormes toiles qui envahissent l'espace ! on est si petits à côté.. bref, je trouve çà tout de même un peu " torturé " c'est un mot possible ?

Le commentaire des commentaires ! et bien sachez que c'est une première et que c'est ICI ! et toc freecat ...

pour Deyer, suis allée bien sûr chez lui et j'ai trouvé tant et tant de choses que mes yeux se sont un peu perdus .... c'est une autre manière de montrer !

Henri

Je cherchais ou se camouflait le mort, et ce salop était bien caché ;-) Superbe!

Deyer

> Freecat : vous avez entièrement raison, il n'y a vraiment pas que de bonnes chose... si je devais garder uniquement ce que je trouve très bon, sans y inclure le juste bon somme toute banale, je n'aurais pas grand chose à montrer :))) C'est toujours le même problème. J'ai lu un article d'un photographe de NatGéo qui commentais son article photo sur les grands blancs (le requin, pas le vin), et qui disais que sur 2000 photos prise il n'y en avais que 2 qui lui plaisais vraiment !!! mais que finalement il lui en fallais plus de 2 pour faire son article :))))
Par exemple sur le slide de l'Inde il doit y en avoir pas plus de 5 qui me plaisent vraiment sur les 30 qui sont déja une sélection de 45 péllicules ... donc à peu pres 1600 photos...
Mais même si je n'aime pas certaine photos (la grande majorité) j'essay au moins de ne montrer que des photos qui tienne debout techniquement ou qui vehicule tout de même une émotion (surtout pour le N&B)
Enfin voila ... bref :)))

> Véronique : Pareil, completement d'accord, c'est le bordel ce Myspace :))) Aucune visibilité ou peu, en fait je l'ai fait en 2 jours il y a 2 semaines ... donc bon, c'était juste pour être visible, j'essay de faire mon site, un vrai site super amateur, mais un truc claire, avec une navigation instinctive, mais comme je suis pas informaticien ... ça prend un "putain de temps" :)) c'est un horreur surtout que je fait tout à la mano (le HTML), et pour un résultat pas toujours acceptable, mais bon ... on fait ce qu'on peu avec ce qu'on a ! :)))

Bon voila, les présentations sont faitent, on est pas là pour parler de moi ni de mes photos, donc je m'arrête là, et je vais laisser un commentaire demain sur le portrait !

Bonne soirée +++

Free cat

Oui "torturé" c'est un mot possible. Mais comment n'y aurait-il pas d'art torturé ? L'artiste est un principe un être plus sensible que la moyenne et qui réagit à ce qu'il reçoit de son environnement, de son histoire etc ...
A vraiment regarder en face certaines choses, aujourd'hui, on ne peut être que "torturé".
Wolf Vostell cet autre artiste artiste allemand, dont je te parlais, réagissait violemment, de son côté à la coupure en deux de l'allemagne, qui est effectivement une chose d'une violence incroyable. Il en avait déduit lui aussi des oeuvres "torturées" comme ce corps de femme coupée en deux par du béton. http://www.pagina12.com.ar/fotos/radar/20061203/notas_r/vaginal.jpg
Façon d'essayer de faire ressentir la violence expérimentée dans leur chair, de ceux qui se sont trouvés séparés de frères de soeurs de parents, comme coupés en deux, dans leurs vies même ! L'art ça sert à ça : Ca sert surtout à "exprimer" des émotions. Toutes les émotions ! Et parfois, c'est terrible évidemment!

vero

tout simplement : sublime ..........

véronique

-> Henri
vous n'êtes donc jamais sérieux !!!!!!!!!!!!!!!!!

-> Deyer
chai pas si c'est le bordel Deyer, c'est seulement qu'il y a trop de choses alors on ne voit plus rien .. c'est dommage je crois !
difficile de faire une sélection c'est vrai, fiez vous à votre instinct! faites vous plaisir et le reste se fera tout seul !
bon courage pour la suite ... prévenez nous surtout !

véronique

-> Freecat
je vous sens " dans " votre sujet ...
alors oui, exprimons nos émotions ! sans pudeur ...
je retiens le lien ! mais je sens que çà va être hard encore ...

-> Véro
alors tout simplement : merci.............

Catherine

Pardon pour les mots violents Véronique. Ils sont sortis tout seuls ! Je devrais me modérer.
Mais j'ai fait un petit clin d'oeil autre, plus léger, avec le sac vert.
J'ai reconnu les sacs de la boutique "Au vieux campeur" (matériel et vêtements de sports en lien avec la nature, rando, escalade, ect.)
Du coup ta photo en fut encore plus saisissante pour moi...

Ta photo d'hier aussi est une de celles qui me font réagir, les engrenages j'aime beaucoup, puis tout ce qui est fer ou métal, mais je n'ai pas eu le temps de commenter. C'est le temps ! Sacré engrenage qu'il faut savoir laisser filer sans nous de temps en temps ! rires !

Merci beaucoup à Odile pour les textes.

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